Etude inédite d’un chaland : le bateau IV de Pommerœul

À l’Espace gallo-romain d’Ath, les collections ne cessent de révéler de nouvelles pistes de recherche. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le travail de Judith Montague, étudiante du programme MoMArch (Master of Maritime and Coastal Archaeology – Université de Marseille), qui consacre son mémoire à l’étude du bateau IV de Pommerœul. Ce projet est réalisé en collaboration avec l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP), Giulia Boetto et Cécile Ansieau promotrices de cette étude.

Découvert en 1975, le site de Pommerœul (Hainaut, Belgique) a livré un ensemble exceptionnel d’épaves d’époque romaine, témoignant de l’intense activité fluviale qui animait cette zone à l’Antiquité. Si les bateaux II et III ont été restaurés et exposés (la pirogue et le chaland), le bateau IV demeure moins connu du public, conservé en pièces détachées dans la réserve organique du musée.

Un patrimoine en réserve, mais riche de connaissances

Loin d’être secondaire, cette embarcation constitue une source précieuse pour la compréhension de la navigation antique. Son étude, rendue possible par les conditions de conservation et l’analyse des archives de fouilles, permet aujourd’hui d’explorer en profondeur les techniques de construction navale romaine en Gaule du nord.

Un objectif : reconstituer l’architecture du chaland

Le projet de Judith Montague vise à établir une analyse architecturale détaillée du bateau IV :

  • identification des éléments structurels conservés ;
  • étude des assemblages et des techniques de construction ;
  • proposition d’une restitution cohérente de l’embarcation ;
  • mise en perspective avec les autres chalands découverts à Pommerœul et en Europe.
  • Ce travail contribue à mieux comprendre les adaptations locales de la batellerie romaine, notamment dans un environnement fluvial et marécageux comme celui de la vallée de la Haine.

La recherche au cœur des collections

Au-delà du cas de Pommerœul, cette étude illustre l’importance des collections conservées en réserve. Même fragmentaires, ces vestiges offrent un potentiel scientifique considérable lorsqu’ils sont réexaminés à la lumière de nouvelles méthodes et problématiques.

L’Espace gallo-romain d’Ath se réjouit d’accompagner ce projet de recherche, qui s’inscrit pleinement dans sa mission de valorisation, étude et transmission du patrimoine archéologique.

 

Les étapes

1. Documentation

2. Observation et inventorisation

3. Remontage

4. Dépoussiérage

À suivre : les résultats de cette étude viendront enrichir notre compréhension des réseaux fluviaux antiques et des techniques de construction navale romaine.

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